Plongée dans l’univers de Sans Pitié
Maria élève seule ses deux fils, Ryan et Dario. À eux trois, ils tiennent le stand de tir dans une petite fête foraine. Après une balade en moto avec son grand frère, Dario disparaît et reste introuvable. C’est seulement le lendemain qu’il réapparaît blessé et muré dans le silence. Vingt ans plus tard, à la mort de leur mère, les deux frères se retrouvent. Dario a reconstruit sa vie au Canada, tandis que Ryan est resté à Ferris Wheel, vivant du stand et de petites combines. Dario redécouvre cette vie foraine, presque oubliée, et la famille qui la compose. Mais un soir, parmi l’entourage de Ryan, il se retrouve par hasard face à l’un de ses ravisseurs. Dès lors, les deux frères doivent composer avec d’un côté la vengeance, et de l’autre, le pardon…
Qui réalise ?
Il s’agit du premier film de Julien Hosmalin, qui s’est forgé une expérience solide dans le monde du clip (Orelsan, Biglo & Oli, Wax Taylor…).
C’est avec qui ?
Adam Bessa (Les Fantômes, Ourika, Tyler Rake 2) et Tewfik Jellab (Pax Massilia, Paris Has Fallen) incarnent les deux frères du film.
C’est comment ?
Impulsif et dur, Sans Pitié est une descente aux enfers captivante portée par deux acteurs remarquables, Adam Bessa et Tewfik Jallab. La mise en scène de Julien Hosmalin, bien qu’étant son premier film, impressionne par son esthétisme, sa texture sonore et son ambiance pesante, puisant ses références dans le polar américain et le cinéma de genre (on pense notamment à Little Odessa ou The Yards de James Gray, ainsi qu’à Clint Eastwood durant la période de Mystic River).
Ce film, ancré dans le monde des forains, aborde néanmoins le traumatisme et la violence des non-dits avec beaucoup de subtilité. Une spirale infernale dont on ne ressort pas indemne, qui marque un début de carrière plus que prometteur pour Julien Hosmalin.

