Un Bilan de 2025 : Une Année Cinématographique à Oublier
Alors que 2024 s’était terminée sur une note des plus festives, 2025 est quant à elle bien plus terne au regard de ses douze mois. Retour sur une année qu’il est temps de dépasser.
Un Bilan en Chiffres
2025 est (enfin) finie, et totalise près de 157 millions d’entrées (156,79 M), d’après les estimations du CNC, grâce à un excellent mois de décembre à 20,73 millions de spectateurs, le meilleur résultat post-Covid. Il s’agit en revanche d’un recul de 25 millions de spectateurs par rapport à 2024. Un tel écart entre deux années successives ne s’était pas produit depuis 1987 – hors période Covid –, où 136 millions d’entrées avaient été enregistrées, soit 31,2 millions de moins que l’année précédente. La chute de la fréquentation s’était accentuée jusqu’en 1992, avec 116 millions de spectateurs, et le contexte d’aujourd’hui est bien différent. Toutefois, pour Gaëtan Bruel, président du CNC, « ce résultat ne doit pas occulter la pertinence de notre modèle sur le long terme : un réseau de salles d’une densité incomparable qui permet à une grande diversité de films de toucher tous les publics ».

Une Accalmie en Début d’Année
Le résultat de 2025 frappe par son contraste en presque tous points par rapport à 2024. En effet, l’année a commencé timidement, reposant surtout sur les continuations de décembre précédent, à l’exception de Un ours dans le Jura et, à une plus petite échelle, le joli succès de Personne n’y comprend rien. 13,8 millions d’entrées sont ainsi enregistrées en janvier, un résultat bien loin des 17,7 millions de moyenne réalisés avant Covid. Le grand écart se crée en février : habitué à 23,1 millions de tickets entre 2017 et 2019, le deuxième mois de l’année ne draine plus autant de spectateurs. Et si l’offre semblait sur le papier attractive, les entrées n’ont finalement pas atteint les hauteurs espérées : God Save The Tuche, Paddington au Pérou, Captain America : Brave New World ou encore Un parfait inconnu dominent la fréquentation, mais pas assez pour la porter au-dessus des 14,3 millions d’entrées. Ceci confirme que février est, depuis 2022, le mois qui accuse le plus fort recul par rapport à l’avant Covid, avec une baisse moyenne de 34,7 %.
Une Lueur d’Espoir en Décembre
Et pourtant, ces 14,3 millions d’entrées sont le plus haut score mensuel que les cinémas connaîtront avant décembre. À partir de mars, la fréquentation fluctue autour des 12 millions de spectateurs, revenant à 14,3 millions en juillet, mais chutant à 9,57 millions en septembre. L’écart-type* entre janvier et novembre est de 1,71 million, soit la plus faible valeur depuis 1992, traduisant un manque de dynamisme du box-office malgré les vacances scolaires. Ce manque de films porteurs a perduré jusqu’à la sortie simultanée de Lilo & Stitch et Mission: Impossible – The Final Reckoning en mai, et s’est prolongé jusqu’à la Fête du Cinéma. Une bonne dynamique de deux mois notée depuis 2022, en contraste avec la période pré-Covid. Malgré tout, l’été a été aride, totalisant 24,2 millions de billets entre juillet et août, le plus bas résultat depuis 2003.
Des Films Tricolores en Difficulté
Les vacances de la Toussaint ont atterri loin des résultats des deux années précédentes, avec seulement 12,8 millions d’entrées en octobre, bien en dessous des attentes. Même avec un line-up français prometteur, les films tricolores ont réalisé une part de marché décevante de 37,7 %, le plus bas niveau post-Covid.
Un Fin D’Année en Beauté
Finalement, les cinq dernières semaines de 2025 ont été les plus solides, grâce à des titres comme Zootopie 2 et Avatar : De feu et de cendres. Gaëtan Bruel affirme que « ces réussites confirment l’adhésion du public à l’expérience de la salle de cinéma pour tous les genres de films ». Les attentes pour 2026 sont élevées, avec une liste de films américains et français prometteurs.

Source : CNC






